mardi 8 mars 2016

Day 21 : Verdict après une semaine de cours

J'ai pas précisé mais le matériel coûte une blinde.

Ca y est, j’ai eu un premier aperçu des cours que j’allais suivre durant le reste du semestre. Et ce que je peux dire, c’est que ça s’annonce très different de ce dont j’ai l’habitude. Il faut savoir qu’en France, j’étudie dans une école privée, avec des classes de 30 élèves maximum, dans une ambiance très éloignée de ce que vivent les élèves de fac. Donc j’imagine que ce que je dirai dans cet article paraitra moins bizarre à ceux qui ont l’habitude des amphis et des TD.

Pour commencer, j’ai deux sortes de cours : les lectures (cours en amphi avec l’ensemble de la promo) et les studio sessions (où on est séparé en petits groupes et qui s’apparente plus à un TD, j’imagine).

Les lectures, c’est vraiment tranquille. En fait, t’es meme pas obligé de venir. Les profs ont été clairs dès le premier cours : ils s’attendent à une assiduité tournant autour de 80%. En France, c’est impensable qu’un prof te dise “essaie de venir le plus souvent possible stp, meme si je sais que tu ne seras pas là à chaque cours”. Mais ici, ils te remercient limite de t’être déplacé jusqu’à l’amphi.

C’est sans doute la raison pour laquelle on peut voir rentrer et sortir aléatoirement des élèves tout au long de l’heure (oui, parce que mes lectures ne durent qu’une heure, alors imagine ce qui se passe dans la tête de ceux qui partent au bout de la moitié). Et quand un élève ouvre finalement la porte alors que le cours a commencé depuis 40min, tu ne verras jamais le prof faire une remarque quelconque sur son retard. A la limite il lui dira juste un truc du style “hey, bienvenue ! Je t’en prie assieds-toi” avant de continuer son discours.

Les profs ici sont donc plutôt cool, il faut l’avouer. Ils déconnent avec les élèves, placent des petits jeux de mot dans leur power point et sont vraiment présents pour écouter et aider les élèves. C’est la grosse difference avec les cours à la fac en France, à mon avis.

Passons ensuite aux studio sessions. Ce sont des cours pratiques, les moments où tu es sencé vraiment produire quelque chose, et pas simplement écouter quelqu’un parler. Là encore, le nombre d’heures est assez faible (perso, j’atteins un total de 5h de cours par semaine, sans compter les lectures). Mais le travail personnel en dehors des cours est quant à lui assez impressionnant.

Si le hasard des choses a fait que je n’ai pas d’exams finaux à passer, j’ai cependant de gros projets à rendre tout au long de l’année. Du travail hebdomadaire, voir quotidien. On pourrait croire qu’on se met plutôt bien avec aussi peu d’heures de cours. Mais avant d’avoir eu vraiment le temps de se croire en vacances, on se rend compte que les profs attendent vraiment qu’on produise un maximum de choses.

En résumé donc, le tout est assez bien équilibré entre du travail on-campus assez léger et des travaux personnels beaucoup plus importants. J’imagine que le but est de developer une forme de maturité et d’indépendance en nous forcant à bosser seul chez nous, sans quémander l’aide du prof à chaque seconde.

Donc le bilan de cette première semaine est assez positif. Les premiers cours se sont avérés intéressants et j’avoue que je suis assez intriguée de voir comment la suite va se dérouler.

lundi 7 mars 2016

Day 15 : The Real Experience PART 1

J'étais pas loin, c'est con.
 Durant ma réunion de rentrée, on m’a présenté les différentes choses à faire pendant mon semestre pour devenir une vraie Aussie (ou Australian pour ceux qui ont la flemme de dire le mot en entier). Et comme tout étudiant en échange ultra excité par son aventure à l’étranger, j’ai eu envie de tout faire.

Bon ça, c’était quand je pensais encore être riche, tu verras dans les prochains articles que ma vision a un peu changé depuis.

Breeef, The Real Experience est un organisme partenaire de différentes universités à Melbourne qui propose aux étudiants étrangers de vivre des aventures typiquement australiennes. En échange d’une centaine de dollars, tu peux partir pour une ou deux journées dans un lieu sélectionné et faire le tour des activités locales.

Ma première Real Experience était à Yarra Valley, dans les environs de Melbourne. Un itinéraire d’une journée qui ressemblait fortement à une sortie scolaire un peu bancale mais qui s’est avéré plutôt marrante (mais ça valait pas 100$ quand meme, faut pas déconner).

8:30, depart du bus
Enfin en théorie. En réalité, on a attendu 15min pour voir arriver 2 australiens bronzés dans une sorte de mini van. (ah bah ils étaient là mes surfeurs en fait)

10h30 arrivée au Healesville Sanctuary
Note à moi-même : traduire les programmes des prochains évènements auxquels je m’inscris. Non parce que quand j’ai lu sur le résumé quelques mots en rapport avec la wildlife, les koalas et les kangaroos, je me suis dit que j’allais voir une sorte de réserve naturelle où je pourrai enfin réaliser un selfie animalier. Mais non, en fait c’était un zoo. J’ai vu 2 koalas dormir dans des arbres (je commence à comprendre que c’est moyennement actif comme animal) et des kangourous au loin dans un enclos duquel je ne pouvais pas m’approcher à moins de payer un supplément. Sinon, j’ai vu un spectacle de perroquets sympas (mais si tu veux, j’en ai en France aussi, donc bon).

Is this real life ?
12h rendez-vous à la Yarra Valley Chocolaterie
Après avoir englouti un sandwich préparé avec amour par mes surfeurs dans le bus, je suis arrivée aux portes du paradis. Une chocolaterie immense, avec vue sur les cuisines où les artisans chocolatiers préparent leurs merveilles. Quelques échantillons offerts gratuitement histoire de te donner envie d’acheter un lot de friandises dans une boite trop mignonne en forme de coeur. L’étiquette du prix à côté de cette boite pour te rappeler que t’as vraiment pas les moyens.

14h dégustation de vin
Nous arrivons ensuite au grand vignoble de la Yarra Valley, soit disant assez réputé. On nous explique comment goûter le vin, les differences entre le sparkling wine et le vrai champagne de France (perso je peux vous dire que c’est le goût mais si vous y allez on vous donnera d’autres explications). C’est le moment de la journée où j’ai fait la connasse française en expliquant à ceux qui me demandaient mon avis à quel point le vin de Bordeaux était meilleur. Puis, je me suis dit que c’était sans doute pas le meilleur moyen de me faire des potes, donc je l’ai fermé et j’ai fini mon verre.

15h initiation au boomerang
Quand j’étais petite, je pensais que le boomerang était une invention des dessins animés mais qu’il était impossible qu’un truc de ce style soit faisable en vrai. Ok, je le croyais encore jusqu’à cette journée à Yarra Valley. Mais quand on m’a tendu le fameux objet et que j’ai tenté de le lancer pour qu’il me revienne en main, je me suis rendu compte que c’était complètement possible… Pour d'autres. Mais perso, j’ai vite abandonné quand j’ai vu mon boomerang tomber tristement sur le sol après un vol de 3 mètres.

En conclusion, The Real Experience est une bonne idée. Le trip était vraiment bien organisé : réussir à faire autant de choses en une journée sans prendre aucun retard paraissait compliqué, mais tout était suffisamment bien calculé pour permettre de profiter de chaque activité. Malgré quelques déceptions (qui relèvent plutôt de mes espoirs trop élevés et pas d’un réel défaut de l’organisation) c’était une bonne expérience que je n’ai pas hésité à renouveler en achetant un ticket pour le prochain évènement organisé.

samedi 5 mars 2016

Mon parcours (ou comment je me suis retrouvé là) : En Bref

Non, cette photo n'a rien à voir avec l'article.
Il faut tout d'abord savoir que - comme je l'ai un peu déjà dit dans mon premier article - j'ai surtout l'impression de m'être retrouvée ici par hasard. Même au bout de 3 semaines ici, j'ai encore cette sensation étrange d'être tombée ici sans avoir vraiment rien fait pour.

Sauf que dans les faits, c'est assez faux. J'ai rencontré plusieurs étapes qui ont fini par m'amener ici.

Pour commencer, je fais des études de communication. Je suis en 3ème année et j'ai commencé il y a quelques mois à me spécialiser dans la création publicitaire. Je me sens un peu obligée de faire de la pub pour mon école, vu que c'est grâce à elle que je suis là, donc coucou Sup de Pub (ça c'est fait).

L'année dernière, on m'a proposé de passer le TOEFL tout frais payés afin de peut-être pouvoir partir à l'étranger durant tout un semestre l'année suivante. Il s'agit d'un examen d'anglais qui se déroule durant une matinée et qui se fait via un ordinateur (on y reviendra un autre jour).

Bon, tu te doutes que j'ai eu une assez bonne note à l'exam, sinon je serais pas là. Après avoir passé ce fameux TOEFL, il m'a fallu sélectionner 4 écoles via un carnet d'adresse assez impressionnant d'établissements partenaires à Sup de Pub, un peu partout dans le monde. Et je t'avoue que j'ai mis l'Australie en premier choix, sans vraiment trop y croire puisqu'on m'avait assuré qu'il n'y avait qu'une seule place dispo pour tous les élèves de France. *

Et il s'est avéré que mon école a accepté ce premier choix (ou parce que c'est eux qui décident où tu iras, dans un premier temps). Du coup, j'ai eu le temps d'annoncer à tous mes amis que je partais en Australie avant de comprendre qu'il y avait une dernière étape à passer. La plus compliquée.

Obtenir la réponse (positive, plutôt) de l'université australienne.

Et faut savoir un truc, c'est que les administrations australiennes sont plutôt chill, elles sont pas trop pressées. J'ai donc attendu des mois, fait des milliards de différentes démarches (qu'on détaillera aussi plus tard) avant d'avoir la réponse définitive. Je partais enfin en Australie.

Puis j'ai du repartir dans les démarches administratives direct pour faire mon visa, trouver un logement et ouvrir un compte en banque. Mais tout ça, on en parlera plus tard (c'est super fun, tu verras).

* Note : Ne jamais croire les rumeurs de ce style. C'était évidement des conneries.